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Monuments historiques

L’un des plus impressionnants monuments de Marrakech et l’une des plus belles mosquées du monde musulman occidental. Marquée par une histoire complexe ; il s’agit en réalité d’un double sanctuaire muni d’un minaret. La première Koutoubia fut inaugurée en 1157 et la deuxième ainsi que le minaret furent construits un an plus tard sur ordre d’Abdelmoumen. Les deux sanctuaires se distinguent par leur plan innovateur en te donnant une importance capitale au mur de la qibla (orientation de la prière).
Marquant le paysage de sa présence, le minaret érigé en pierre de taille, d’une hauteur de 77 m, permet à l’aide d’une rampe d’accéder à son sommet. D’une décoration sobre composée de reliefs sculptés et de registres de carreaux de céramiques blancs et verts ponctuant les parties supérieures des façades et du pinacle.

INFORMATIONS PRATIQUES :

  • Accès : entrée à la Mosquée réservée aux musulmans.
  • Localisation : Avenue Mohammed V

« Bahia » : littéralement, la merveilleuse, la brillante, ce nom fait vraisemblablement référence à l’épouse favorite de Ba Ahmed, Grand Vizir et commanditaire du palais. Les plans ont été conçus par l’architecte marrakchi Si Mohamed El Mekki El Mesfioui, comme un véritable labyrinthe, reflet des seuls caprices d’un homme puissant. Les meilleurs artisans marocains et andalous travaillèrent à ce palais pendant quatorze ans. Les faïences seront importées de Tétouan, les marbres de Meknès tandis que le bois de cèdre utilisé pour les plafonds peints et enluminés, provient du Moyen Atlas.

INFORMATIONS PRATIQUES :

  • Horaires : tous les jours de 9h à 16h30.
  • Localisation : Rue Riad Zitoune el Jadid, près de la place des ferblantiers
  • Tél. : +212 5 24 38 91 79
  • Email : palaisbahia@yahoo.fr
  • Tarifs : Adultes 10 dhs, enfants moins de 12 ans 3dhs.

Dar El-Badii, le palais de l’incomparable fut construit entre 1578 et 1603 par Yacoub El Mansour, souverain Almohade. Les matières premières les plus riches dont certaines provenant des Indes ont été choisies pour sa construction : or, onyx, marbre d’Italie… L’influence andalouse dans les plans du palais est incontestable et laisse à penser que l’architecte quoique inconnu devait être originaire de Grenade.
Une symétrie presque absolue s’est imposée dans le plan de cette magnifique demeure construite entièrement sur voûtes en briques d’une grande solidité.
Les jardins intérieurs nommés jardins du désir dont il ne reste aujourd’hui qu’une immense esplanade creusée de bassins et plantée d’orangers, sont entourés des vestiges du palais et de hautes murailles sur lesquelles nichent une multitude de cigognes.

INFORMATIONS PRATIQUES :

  • Horaires : ouvert tous les jours de de 9h à 16h45
  • Localisation : Ksibat Nhass. Place des Ferblantiers. Franchir Bab Berrima et prendre à droite entre les hautes murailles.

Tarif public : 70 DH Adulte
Enfants accompagnés de moins de 12 ans 30 DH
Citoyens marocains (Tarif public 10 DH Adulte – 10 DH Enfants)

Permettant autrefois l’entrée dans la médina, les 10 portes perçant la muraille, nommées en arabe Bab, sont souvent impressionnantes. Certaines d’entre elles seront source d’inspiration pour les autres villes du royaume.

Bab Agnaou : porte du «bélier sans cornes», ainsi nommée après avoir perdu les deux tours qui la composaient. Elle fut construite en pierre de Guéliz, d’un bleu gris, devenue aujourd’hui plutôt rouge de par l’action des vents apportant le sable du désert. C’est la principale entrée de la Kasbah.

Bab Er-Robb : de couleur rouge ocre, cette porte appelée « jus de raisin » servait de contrôle à l’entrée des boissons alcoolisées.

Bab El Khemis : donnant l’accès au souk du même nom (signifiant jeudi en raison de jour du marché de l’époque). La structure de cette porte semble venir d’Andalousie.

Bab Aylen : elle porte le nom d’un peuple berbère et est très reconnaissable par son aspect coudé, elle fut construite par les Almoravides.

Bab El Jdid : c’est la porte la plus fréquentée de la médina. Elle se situe entre le célèbre palace de la Mamounia et le quartier de l’Hivernage.

Bab Doukkala : porte impressionnante, adossée à deux tours carrées près de la gare routière, donnant accès au nord de la médina.

Bab Debbagh : Donnant accès au quartier des tanneurs, cette porte est formée de cinq coudes arrondis successifs et date de la période Almoravide.

Les portes de la médina

  • Bab Agnaou
  • Bab El Jdid
  • Bab Aghmat ( Ghemat)
  • Bab er Robb ( Ar-Rubb)
  • Bab Hmar
  • Bab El Makhzen ou Bab Ksiba
  • Bab Ed-Debbagh
  • Bab Aylan
  • Bab Ighli
  • Bab Sidi Ghrib
  • Bab Doukkala
  • Bab Kechiche
  • Bab Elkhemis
  • Bab Larissa ( Raha ou Rkha)
  • Bab Taghzout
  • Bab Nkob

Symbole de la ville ocre, les remparts, dont la construction a débuté en 1126 à l’initiative du souverain Ali Ben Youssef, entourent aujourd’hui la ville ancienne : la médina. Leur construction s’étendra sur plusieurs décennies jusqu’à ce que la muraille en pisé d’argile et de chaux atteigne plus de 10 km. Elle sera ponctuée de 202 tours carrées et percée de 10 portes prestigieuses permettant l’accès à la ville. Couronnée d’un chemin de ronde, la muraille haute de 8 à 10 mètres servait de protection contre les attaques ennemies.
Il vous est proposé pour découvrir les remparts un tour en calèche qui dure 4 heures, incluant quelques petits déplacements à pied. L’itinéraire commence Place de la Liberté, à l’Ouest de la médina.

En plein cœur de la médina, la médersa Ben Youssef, une des plus grandes médersas du Maghreb, est l’un des monuments historiques les plus remarquables de Marrakech et mérite sans conteste votre visite. C’est au 16ème siècle qu’elle fut érigée par le Saâdien Abd Allah Al Ghalib, information attestée par des inscriptions sur le linteau de la porte d’entrée et sur les chapiteaux de la salle de prière. Conçue sur un plan quadrilatère de 1680 m2 , la médersa comptait 130 chambres d’étudiants distribuées sur deux étages autour d’une cour intérieure sur laquelle donne la salle de prière.

INFORMATIONS PRATIQUES :

  • Horaires : ouvert tous les jours, de 9h à 18h30.
  • Localisation : Place Ben Youssef
  • Téléphone : +212 5 24 44 18 93

Tarif public : 70 DH Adulte
Enfants accompagnés de moins de 12 ans 30 DH
Citoyens marocains (Tarif public 10 DH Adulte – 10 DH Enfants)

Unique témoignage de l’architecture religieuse Almoravide à Marrakech, cet édifice de plan rectangulaire, circonscrit par quatre piliers, est surmonté par un dôme orné à l’extérieur d’un décor sculpté d’arcatures surmontées de chevrons qui encadrent une étoile heptagonale. Ce décor est proche de ceux que l’on rencontre sur le dôme de la mosquée al-Qarawiyine de Fès (859-1135) ou la Qahwat Al-Qubba de Sousse (11ème-12ème).
Dans les parties hautes de l’édifice sont percées des ouvertures ornées d’arcatures aux formes variées. On retrouve des usages similaires au niveau de la variété des arcs et du décor dans la mosquée Bab AlMardum de Tolède. L’intérieur de la Qoubbat rappelle quant à lui l’art de l’époque califale en Andalousie. De grands arcs outrepassés polylobés posés directement sur la corniche de plan carré constituent l’ossature de la coupole au riche décor floral incisé autour d’une coquille en forte saillie. Ce motif très présent dans l’antiquité rappelle un passé très riche et les nombreux échanges entre occident et orient.INFORMATIONS PRATIQUES :

INFORMATIONS PRATIQUES :

  • Localisation : Kaat Benahid, Place Ben Youssef, proche du Musée de Marrakech et de la Mosquée Ben Youssef
  • Tél : +212 524 44 18 93
  • Fax : +212 524 44 19 01
  • Email : musee.de.marrakech@menara.ma Tél : +212 524 44 18 93
  • Fax : +212 524 44 19 01
  • Email : musee.de.marrakech@menara.ma

Tarif public : 70 DH Adulte
Enfants accompagnés de moins de 12 ans 30 DH
Citoyens marocains (Tarif public 10 DH Adulte – 10 DH Enfants)

Nécropole royale de la famille sâadienne, un premier ensemble de salles funéraires fut créé après l’inhumation du Prince Mohamed Cheikh en 1557. Son fils lui avait élevé une koubba, connue sous l’appellation de Koubbat lalla Messaouda, et y fut à son tour enterré en 1574. En 1591, Ahmed El Mansour y a inhumé sa mère et ses trois successeurs y reposeront à leur tour.
Un second édifice est érigé et comporte une salle centrale dite la salle des douze colonnes et abrite la tombe du sultan Ahmed El Mansour, la salle du mirhab, la salle des trois niches. Un autre espace est réservé aux tombeaux des enfants. L’ensemble des salles est agréablement décoré et d’une grande finesse d’exécution.

INFORMATIONS PRATIQUES :

  • Horaires : ouvert tous les jours de 8h30-11h45 ; 14h30 à 17h45.
  • Localisation : Rue de La Kasbah, tout proche de la Mosquée de la Kasbah.

Tarif public : 70 DH Adulte
Enfants accompagnés de moins de 12 ans 30 DH
Citoyens marocains (Tarif public 10 DH Adulte – 10 DH Enfants)

Le jardin de la Ménara compte parmi les plus anciens jardins de l’Occident musulman. Les auteurs anciens attribuent son premier aménagement au sultan almohade ‘Abd al-Mu’min ibn ‘Alî (r. 1130-1163). Selon al-Baydhaq, le fondateur de la dynastie des Almohades, en rentrant de Salé en 1157, fit planter à Marrakech la bouhaïra, un immense verger clos pourvu d’un grand bassin pour le stockage de grandes quantités d’eau destinées à l’irrigation des fruitiers et des légumes se trouvant au sein de l’enclos. L’auteur d’al-Istibsar signale que ‘Abd al-Mu’min fit planter à l’ouest de la ville dans la direction du Neffis un jardin qui devait se trouver à proximité du palais dont la porte fait à peu près face au bassin de la Ménara, qui pourrait correspondre à ce bassin intérieur du jardin du calife.

Les besoins en eau de ces espaces étaient satisfaits grâce aux drains souterrains (Khettara), creusés selon une technique initiée par les Almoravides dès le XIe siècle et adoptée par les Almohades, qui enrichirent le réseau de canalisations superficielles. La création de ces jardins, selon Ibn Sahib Assalate, est attribuée à Hajj ibn Yaïch, savant et législateur de l’empire almohade. Outre ses fonctions utilitaires et d’agrément, ce bassin servait à entraîner les soldats almohades à la natation, en préparation de la traversée de la Méditerranée vers l’Andalousie.

Sous les Saadiens, le jardin de la Ménara est signalé par les auteurs en 1579. Les princes le réutilisèrent en y aménageant un pied-à-terre. Le sultan alaouite Sidi Muhammad ibn ‘Abdallâh y fit construire un pavillon doté d’un belvédère qui servait de lieu de promenades et de repos. Le bâtiment et son petit jardin sont ceinturés d’un haut mur en pisé. Ses épais murs de pierre ont des chaînages d’angles faits de fausses briques. Il est couvert du classique toit pyramidal de tuiles vertes. L’édifice se compose de deux niveaux. Un rez-de-chaussée à usage domestique est occupé par quatre piliers massifs et précédé d’un avant-corps de trois arcades donnant sur le bassin ; on accède au niveau supérieur par un escalier étroit et raide. L’étage est doté au nord d’un grand balcon à balustrades reposant sur l’avant-corps et dominé par un arc aveugle percé d’une porte basse. La clé de l’arc est faite d’un motif de pierre coiffé d’un bandeau portant une inscription où l’on peut lire une citation célèbre en l’honneur du prophète Muhammad et la date de 1286 de l’Hégire (1869-70).

Tarif public 70 DH Adulte
Enfants accompagnés de moins de 12 ans 30 DHCitoyens marocains (Tarif public 10 DH Adulte – 10 DH Enfants)

Marrakech est incontestablement une ville d’histoire et de culture. Pour preuve l’ouverture d’un nouveau espace de rencontres dès fin mai 2017 : Dar Moulay Ali – Maison de la France à Marrakech.

Situé à l’ombre de la Koutoubia, à deux pas des souks de Marrakech et de la célèbre place Jemaa El Fna, Dar Moulay Ali est un palais historique au cœur de la ville rouge. Une bâtisse du XIXe siècle qui a vu passer entre ses murs des figures illustres de Marrakech. 

Tout d’abord maison du Prince Moulay Ali, la demeure est ensuite rachetée par la France qui en fait la résidence de ses généraux, avant de devenir son siège consulaire. Aujourd’hui le palais Dar Moulay Ali abrite la résidence du Consul de France, depuis le transfert des bureaux du Consulat à Guéliz en 2007.

Suite à sa restauration, Dar Moulay Ali retrouve toute son harmonie et sa splendeur, et ouvre une partie de sa bâtisse au public dès le 23 mai 2017. Les locaux de l’ancien Consulat deviennent un nouvel espace culture à Marrakech : « Dar Moulay Ali – Maison de la France à Marrakech ».

Ce lieu qui raconte la mémoire du Palais et de la résidence consulaire, accueillera des expositions et rencontres tout au long de l’annéele salon de thé et la boutique du voyage offriront un espace de convivialité parfait pour les voyageurs et les curieux.

Dar Moulay Ali – Maison de la France à Marrakech, a été officiellement inauguré le lundi 22 mai 2017, en présence du Consul de France à Marrakech, M. Eric Gérard, le Directeur de l’Institut Français de Marrakech, M. Christophe Pomez, et son Excellence l’Ambassadeur de France au Maroc, M. Jean-François Girault. A leurs côtés, de nombreuses autorités officielles du Maroc ainsi que le Professeur Hamid Triki et Richard Edwards, co-auteurs de l’ouvrage « Dar Moulay Ali, voyage au cœur de la mémoire ».

Du 21 février au 12 mai 2018, Dar Moulay Ali – Maison de la France à Marrakech accueillera sa 3e exposition. C’est « Riad » de Walid Marfouk qui est à l’honneur. Partant du principe que les médias occidentaux ne montrent de l’Orient qu’une réalité très partielle, l’artiste développe à travers ses œuvres un langage pictural, une syntaxe visuelle, qui permet d’apercevoir un fragment du Maroc tel qu’il le perçoit. Il essaie d’apporter de la diversité à un modèle occidental centré sur des images trop souvent anonymes de douleurs et de misère. 

A partir du 21 février et jusqu’au 28 avril 2018, Dar Moulay Ali – Maison de la France à Marrakech accueille également une rétrospective des œuvres du photographe Daoud Aoulad-Syad. Si l’événement s’installe dans 3 lieux incontournables de Marrakech, on découvre « Le Maroc en couleurs », du mardi au samedi de 10h à 18h, avec ses tirages vintage en cibachrome complètement inédits.

Ensuite, du 3 mai au 28 juillet 2018, Dar Moulay Ali présentera sa 4e exposition « Une fragile poésie – Camille Lepage & Leila Alaoui ». Les deux photographes, Camille Lepage et Leila Alaoui, avaient décidé de témoigner de la dureté du monde à travers la photographie. Un engagement qui leur a coûté la vie. Camille Lepage est décédée en 2014 alors qu’elle réalisait un reportage sur l’exploitation diamantaire en République centrafricaine ; Leila Alaoui en 2016 au Burkina Faso alors qu’elle réalisait une série d’images pour Amnesty International.

Les deux jeunes femmes ont laissé derrière elles une œuvre à travers des photographies souvent difficiles parce qu’elles témoignent de tragédies. Mais au milieu de ce chaos, elles ont su saisir de brefs instants de délicatesse et des moments fragiles de poésie. Dar Moulay Ali leur rend hommage jusqu’au 28 juillet 2018. Un vernissage aura lieu le 03/05 à 19h.

Tarif public 40 DH Adulte
Gratuit Enfants accompagnés de moins de 12 ans